mardi 17 juin 2008

José Tomás : encore un effort et la mort te présentera l'addition





Pour eux c'est une tragédie; c'est comme si Stevie Wonder devenait sourd et muet. Ou alors Gilbert Montagné. Non, mauvais exemple. Ce serait plutôt une mauvaise bonne nouvelle.

Eux, ce sont ces centaines d'aficionados qui sécrètent divers fluides au spectacle de José Tomás, tueur dans son taf, pervers dans le privé, déversant ses pulsions sadiques sur un pauvre animal.
J'ai eu l'occasion, bien malgré moi, de voir ce sombre con à l'oeuvre. Par le biais de vidéos. C'est terrifiant. Au delà du raisonnable. La hargne et l'application qu'il met à tuer le toro soulève le coeur.

A croire qu'il a été violé à l'âge de 3 ans par une cinquantaine de prêtres franquistes devant sa mère applaudissant à tout rompre après avoir tué le petit caniche devant lui.
Donc : pour ces fracassés, c'est une star.

Ce fond de bidet s'est fait salement allumé style 14 juillet hier dimanche 15 juin. Dans l'arène de Las Ventas, à Madrid.

Trois plaies. La même guibole. La droite. Le haut de la cuisse a pris 20 cm de corne. Les muscles adducteurs se sont fait la malle. Bonsoir Clara.
Transporté à la clinique La Fraternidad, il a d'ores et déjà commandé une roue de caddie® pour remplacer sa canne défaillante.

Pour faire ses courses, c'est plus pratique. Pour 'toréer le vent' (je t'en foutrai moi, du vent à toréer), c'est plus coton.

lundi 16 juin 2008

Corrida : Verónica Rodríguez ou les lésions dangereuses






Véronique, Véronique...Celle qui rit quand elle maltraite.Celle qui pleure quand le toro la nique.
Verónica Rodríguez habite Murcia (Espagne). C'est une jeune fille qui, plutôt que de s'adonner aux joies de l'existence, préfère faire souffrir et faire crever des animaux.
Jolie fille mais vérolée de l'intérieur.
Quel dommage ... Elle a choisi les tourbillons et les courants de la mort.

Un jeune toro de l'élevage d'El Palmeral lui a appris les choses de la vie ce dimanche 15 mai.
C'est à Aire-sur-l'Adour (3ème à gauche après le bistrot mais je tiens un itinéraire de rechange à ta disposition si tu ne trouves pas) que ça s'est passé.
Dans l'arène de cette commune de glandus.Car cette ville de 6000 habitants (Landes) aussi attirante qu'une diarrhée verte accueille, fiérote, cette tradition ressort de l'évolution morale de l'humanité : la corrida.

Verónica s'est fait choper de si belle façon qu'il faudrait conserver le coup de boule du toro dans le formol pour l'instruction des générations à venir.
Pas de plaies. Enfin, faudra creuser le truc après les examens.
Non, elle est tombée dans un semi-coma. En plein dans le potage, au milieu des grumeaux.
C'est bien simple : les spectateurs en ont eu pour leur pognon. Ils ont fait dans leur froc, je suppose.
Après avoir repris conscience à l'infirmerie de l'arène, elle a été dirigée vers l'hosto.
Si c'est pas du traumatisme crânien pur jus, je ne m'y connais pas.Maintenant, il faut évacuer les bulles dans la tête de cette novice en sadisme. Faudrait pas qu'elle perde son air expressif.
Je te tiens au courant.

Comme t'es sympa, demain, tu auras droit à une gourmandise. Yes ! La 'star' de la corrida, à savoir José Tomás, s'est fait démolir, sans permis, de la cave au grenier.
Faut pas rater ça !

dimanche 15 juin 2008

Chambord : le rendez-vous des dépravés





Et si on causait chasse ?

Bin oui, même si ce n'est pas encore la saison, les tueurs en série ne restent pas inactifs. Ces vauriens accros au sang sont en manque.

A leur intention, pour les tranquiliser, il y a les salons et autres festivals.
Comme celui de Chambord, modeste maison de campagne de François 1er, qui accueille ce week-end le Game fair.C'est la plus grande fête de France pour les viandards, pêcheurs, piégeurs, traqueurs, veneurs et caetera.
Si tu aimes faire couler le sang et que t'es pas à Chambord les 13,14 et 15 juin, t'es pas normal ou gravement malade.

Si pour toi, l'art de vivre à la campagne c'est poser des pièges, tu dois te rendre au Game fair.Si tu ne peux pas te promener en forêt de Sologne sans ton fusil, ce prestigieux château attend ta visite.Si tu ne peux pas supporter l'idée qu'un cerf de 10 ans puisse t'observer de loin dans détaler, ces journées te rempliront de joie.

Nicole est à Chambord. Nicole est donc toute jouasse. Nicole, c'est une talentueuse du tir sur êtres vivants dont la Nouvelle République (édition Loir-et-Cher du 14 juin) nous dresse le portrait.
Une fois expédié le baratin traditionnel de ces faux-culs malodorants (j'aime me promener dans la nature, les chiens haletants à mes côtés, quel spectacle magnifique que la lumière du soir au dessus d'un étang, combien de fois, émerveillée, il ne me venait pas à l'idée de tirer...), on arrive dans le dur.

Il faut dire que la Nicole, elle a de quoi être traumatisée : d'origine normande, sa famille se partage entre marins pêcheurs et paysans chasseurs !
Cette infirmière à la retraite n'est pas craintive et a la franchise des cloches; oui, dit-elle, chasser, c'est retirer la vie.
Et retirer la vie, Nicole, elle s'y entend. Elle prenait ses pauses à l'hosto entre midi et 17 heures, le temps d'aller à la chasse. Elle a fait des nuits pour chasser le jour. Elle s'est privée de congés d'été pour profiter de l'ouverture de la chasse.Désormais à la retraite, c'est 3 ou 4 fois par semaine qu'elle fout le camp pour aller tirer du petit gibier en Beauce ou ailleurs.

Une quasi professionnelle de la mort. Une flétrisseuse de vie.

Je te laisse imaginer le rendez-vous de tocards, de teigneux débiles et de minables en tout genre que ça doit être, le Game fair à Chambord.

samedi 14 juin 2008

Il est temps de changer notre regard sur l'animal






Aujourd'hui ce sera du concis. Pour cause d'activité militante (dans le cadre du printemps BIO 2008) j'ai été passablement occupé.

Donc, je t'annonce que la Fondation Brigitte Bardot vient de lancer une campagne télévisée nationale importante autour de l'idée pivot : "Il est temps de changer notre regard sur l'animal".
Des spots seront diffusés sur les chaines hertziennes et sur la TNT jusqu'au 28 juin.

Quatre thèmes conduisent les messages :
- l'animal cobaye
- l'animal esclave
- l'animal produit
- l'animal objet


On en reparle, hein ? On s'échange nos ressentis, nos réactions ?

vendredi 13 juin 2008

Eric Cantona : photoréro mais vrai con...



Si les cons volaient, Eric Cantona serait chef d'escadrille.

Tout petit déjà, il se faisait passer pour quelqu'un d'intelligent. Un usurpateur trahi au final par ses gestes et propos.
Footballeur, il aimait bien insulter publiquement son sélectionneur national (traité de sac à merde en 1988), sauter depuis la pelouse dans les gradins pour aller cogner, crampons en avant, un supporter irrascible (le fameux kung-fu en 1995).
De pétages de plombs en débordements, E.Cantona est ressorti lessivé de sa carrière de star du ballon rond.
Tous les fusibles ont fondu. Ils n'ont jamais été remplacés. Fêlé du bocal, qu'il est le garçon... Il a comme qui dirait une belle entaille au couvercle.

C'est dans ce contexte qu'il faut accueillir la nouvelle passion de cet abruti : la photographie de la corrida.
Un article daubesque du quotidien Libération daté du 08 mai (merci Azer !) nous renseigne qu'effectivement, Eric photographie la corrida depuis 3 ans. Il a présenté ses oeuvres il y a quelques semaines à Arles.
Cantona, il est balèze.Il ne photographie qu'en noir en blanc. Pourquoi ? "Pour le contraste. La corrida, je la conçois comme ça et comme la vie. Noire et blanche, pas grise."
Dans la série le jour vient après la nuit, le beau temps après la pluie, la fin après le début, voici donc la maxime de ce photoréro, comme l'appelle Libération : la vie, c'est noir et blanc.
Et bien sûr :"Le jeu du toro et du torero, c'est le jeu de l’échec et du succès, de la vie et de la mort."
Je prends le pari que ça restera dans l'histoire de la pensée.
Un mec qui te balance du "Le jeu dans la vie. Je gagne, je vis, je perds, je meurs" , c'est quelqu'un. Pas la moitié d'un noeud.
Mais Cantona (qu'un neurone) s’interdit de photographier les toros morts.
C'est pour ça que j'ai choisi cette illustration. Pour bien montrer ce qu'est réellement l'émotion qui passe dans la corrida.

Et j'ajoute qu'une activité qui a besoin de ce genre de pékin rudimentaire pour la promouvoir est très mal barrée...
Une photo en noir et blanc n'enlèvera jamais cette odeur de sang et de mort.

samedi 7 juin 2008

Les 20 vaches




C’est quoi une mort horrible ?
A priori, je dirais que c’est une mort que tu vois arriver, lentement mais sûrement.
Il y a une majorité de personnes qui disent : l’idéal, c’est de mourir dans son sommeil, sans s’en rendre compte.
Une mort horrible, c’est, en plus, quand tu souffres avant d’y passer. Que tu en baves. Douleurs, gémissements, et l’attente interminable et suffocante du trépas.
Une mort horrible, c’est, en plus de tout ça, quand tu n’y es strictement pour rien. C’est uniquement le fruit du hasard qui t’a conduit à endurer une telle épreuve.
Une mort horrible, c’est, somme de tous ces malheurs, quand tu es mort pour rien. Je n’ai pas dit pour pas grand-chose ; non ! Pour que dalle. Ta mort indiffère tout ce qui vit et pense. Ta vie ne valait rien, ta mort encore moins.
Moins que rien, tu imagines ?
Nous allons avoir une pensée émue pour ces 20 vaches qui, mercredi 04 juin, dans une bétaillère, ont connu une mort horrible.
Déjà, le transport. Vers où tu sais. Dans quelles conditions, on devine.
Arrachées à leurs tourteaux de céréales et à leurs stalles, elles avaient grandi vite, donné beaucoup de lait et s’apprêtaient à mourir jeunes.
Sur la route, dans le sens Charolles-Mâcon, vers 23h30, un essieu du camion a pris feu.
Le chauffeur italien s’en est bien sûr aperçu. A cette heure, il n’y a pas grand monde qui roulait.
Il a attrapé la 1ère aire de stationnement qui se présentait (La Roche-Vineuse), s'est garé et a appelé les secours.
Les secours sont venus. Ils ont mis le temps, compte-tenu des circonstances.
Les 20 vaches ont été brûlées vives.
Heureusement, nous rapporte l’article du Bien Public, la remorque a pu être épargnée !
J’imagine que comme moi, tu te poseras la question de savoir pourquoi ce chauffeur n’a pas pris la peine d’ouvrir les portes du fourgon une fois garé sur l’aire de repos.
C’est pas la foule qui devait le déranger…
Pensait-il plutôt à ses petites affaires personnelles rangées dans la remorque ?

vendredi 6 juin 2008

Un lapin dans les gencives



Ecoute le cri de détresse des éleveurs de lapins.........T'as pas bien entendu ? C'est pas grave, on s'en fout copieusement. A la limite, ce qui leur arrive, c'est plaisant.

La cuniculture est une activité agricole singulièrement rétrograde en matière de conditions d'élevage. Du genre à tout faire pour éviter qu'une loi permette l'agrandissement des cages de 2cm ou un entassement moindre.
Le bien-être des animaux, les éleveurs de lapins s'en tamponnent les flancs.

Et cette activité en bave sur le plan économique. Tant mieux. Déjà, c'était pas brillant. Yavait du vent force 9 dans la voilure.
Au printemps 2008, le coût de production d' un kg de viande de lapin était estimé à 2 euros. Sur le marché, le prix de vente moyen s'établissait à 1,70 euro. Les éleveurs perdaient du fric au final.
Le plongeon va se transformer en cata.

La Fédération nationale des groupements de producteurs de lapins (Fenalap) et la Confédération française de l'aviculture (CFA) viennent de publier un communiqué comme quoi la hausse du prix des matières premières est dramatique chez les producteurs, entraînant de très fortes baisses de revenus et des dépôts de bilan .
L'alimentation du lapin représente 60% de son coût de revient. Or, cette alimentation, à base de céréales, a augmenté en moyenne de 50% sur un an et de 82% par rapport à septembre 2006.
Le revenu moyen des éleveurs est désormais nul.

A ces éleveurs qui se posent la question de leur avenir, je leur dis : stop! Arrêtez ce job à la con, infâme et ingrat.
Foutez la paix aux lapins. Faites autre chose. Votre présent se barre en sucette.
Reconvertissez-vous; il y a pleins de métiers plus nobles. Même huissier de justice (ou gardien de prison), c'est plus valorisant, c'est dire...

PETA : contre la souffrance animale sous toutes ses formes





J'ai reçu le dernier magazine (trimestriel) de l'association PETA.
Tout en anglais (la section française n'a pas les ressources, aujourd'hui, pour distribuer une version française), il comporte un encart "guide du militant".
L'une des forces de cette association de protection animale (qui regroupe, dans le monde, plus d'un million de membres) c'est sa capacité à conduire des actions de communication très percutantes, avec des impacts forts.
Les règles du marketing sont utilisées. Les actions de rue, affiches, vidéos, autocollants, fascicules argumentaires jouent bien sûr sur l'aspect émotionnel mais pas seulement.
L' information somme toute banale (maltraitance animale, consommation de hamburgers...) est traitée de façon originale et surtout, elle surprend, c'est à dire que la présentation, grâce au slogan, à l'image, frappe.
Une bonne communication ne doit jamais laisser la cible passive, tout en ne provoquant pas le rejet.
J'ai choisi cette affiche parce qu'elle me semble réunir toutes ces qualités et ces forces.
Pas besoin d'explication, hein ? Un homme qui maltraite un animal a tendance à exercer sa violence sur son semblable.
Toi tu en es persuadé mais crois-moi, ce n'est pas la majorité.
Le site de PETA France (le coût de l'adhésion est hyper modeste) :
http://www.petafrance.com/

mardi 3 juin 2008

Francis Wolff a fait beaucoup d'études pour devenir con et méchant

















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En échange des moments moroses que tu aurais pu vivre ces derniers temps, je t'offre une bonne partie de poilade.
Tu vas lire le texte ci-dessus.

C'est Françis qui l'a écrit. Tu ne connais pas Françis ? Mais si...Le penseur suprême des aficionados, recruté sur diplômes.
C'est quelqu'un Francis. Prof à Normale sup'.Il se tire sur l'élastique en matant des corridas mais c'est une tronche.
Enfin, il paraît.
J'ai déjà eu l'occasion de lire, péniblement, ses écrits. C'est du niveau du CM2.

Françis, c'est le king du sophisme. Un killer des prémisses vaseuses.
Son sophisme favori (un sophisme c'est un raisonnement visant un but fallacieux, qui est conçu avec l'intention d'induire en erreur) c'est : les défenseurs des animaux sont végétariens, Hitler était végétarien, donc les animalitaires sont des nazis.
Et ça marche avec tout, Ben Laden, le terrorisme, l'anti-France, la pornographie...
Françis, c'est un cador des confusions des valeurs; un fana du relativisme culturel (ma tradition, je la garde et je t'emmerde eh cong !).

Francis, il est binaire : un taureau, soit il meurt dans l'arène, soit il crève dans un abattoir. Ya pas de demi-mesure.

Son prénom c'est Françis, son nom c'est Wolff. C'est lui que le lobby de la tauromachie a choisi et dépêché pour lutter contre les végétariens livides, séquestreurs d'enfants, mi-terroristes mi-sataniques, oeuvrant dans des caves humides et sombres (mais cablées en très haut-débit) à saper les fondements de notre civilisation judéo-chrétienne.
Les zoolâtres. Qui couchent avec leurs lapins nains et sont dégoûtés par le sang versé.

Allez, je te laisse rigoler un peu.

lundi 2 juin 2008

Quoi que fasse l'homme à la toile de la vie, il le fait à lui-même




Est-ce que ça te dirait d'être, pendant quelques jours, en excellente compagnie, dans un endroit splendide et calme, pour débattre sur les grands sujets de la question animale, sans animosité, et ce pour un prix plus que modéré ?


Si oui, c'est là que tu te rendras : Col de Parménie (Isère), du 16 au 23 août 2008.
En effet, les rencontres estivales (7ème édition) de la question animale se tiendront dans les locaux d'une communauté de frères lasalliens, au centre d'accueil de Parménie.
Toutes les personnes intéressées par la question animale sont invitées à participer à ces rencontres.
Je te donne le programme ci-après et te suggère, mon bon, ma mie, de te rendre sur le site de l'équipe qui organise ces journées depuis 2002.


http://question-animale.org/

Tu seras récompensé(e) car il y a une anthologie des précédentes éditions et des transcriptions audios des débats et interventions.

Samedi 16
Accueil des participants
Dimanche 17
L'éthique (collectif)
L'équilibre nutritionnel (Laetitia Tapping)
Observation des astres
Lundi 18
La protection animale et l'euthanasie: osons en parler! (Caroline Lanty)
Présentation de L214 (Brigitte Arsac)
Représentation de l'animal dans le cinéma documentaire (projection-débat)
Mardi 19
La déclaration universelle sur le bien-être animal de la WSPA (Kerenza Vlastou)
Le mouvement pour les animaux (collectif)
Musique et détente
Mercredi 20
Avortement et libération animale (collectif)
Témoignage et parcours personnel d'un visiteur d'abattoirs (Gil Raconis)
Les animaux de ferme (projection-débat)
Jeudi 21
L'évolution de la notion d'instinct (Jenny Litzelmann)
Sexisme, racisme, âgisme, spécisme: quels points communs? (Yves Bonnardel)La condition des femmes et celle des animaux: analyse d'une proximité politique (Agnese Pignataro)
Histoire de l'esclavage humain (projection-débat)
Vendredi 22
Intervention (sujet qui reste à préciser) de la députée Muriel Marland Militello?
Présentation du mouvement pour l'abolition de la viande: débats, discussion et organisation de projets... (collectif)
Fête

dimanche 1 juin 2008

Corrida : Julio Benítez "El Cordobés hijo" est le fils de rien, sinon de l'agonie et de la mort




Au début de son livre " La mort donnée en spectacle", Claire Starozinski (Alliance Anticorrida) reprend un extrait des "Lettres au Castor" de Jean-Paul Sartre.

Le voici : " Il est de fait que le toro idéal, celui dont le torero fait ce qu'il veut, est une sorte de saint-cyrien des taureaux, coléreux, héroïque, stupide, qui fonce partout.Ceux qu'on nous a montrés reculaient devant l'étoffe rouge en grattant le sol de leurs sabots et en mugissant lamentablement.Il y en a même un qu'on n'a pas pu tuer : il foutait le camp.
Les bêtes saignaient tout ce qu'elles savaient et il fallait s'y reprendre à quatre fois pour les tuer.On leur arrachait l'épée inefficace plantée dans la nuque, on leur en plongeait une autre, et ainsi de suite jusqu'à ce qu'ils tombent.Encore fallait-il alors les achever au couteau
."

Le matador (tueur en espagnol) mérite bien son nom. Il ne risque que très rarement sa vie.Tu dirais quoi d'une civilisation qui glorifierait un tueur ? En ferait le pivot d'une tradition ?
Julio Benítez "El Cordobés hijo" est un tueur qui, donc, ne risque quasiment rien en ôtant la vie à une pauvre bestiole après l'avoir suppliciée.

Cependant, il s'est fait dégommer jeudi 29 mai, dans l'arène de Córdoba.

Son premier toro ne l'a pas loupé : deux coups de cornes dans la canne gauche (15 et 10 cm).
Julio Benítez "El Cordobés hijo" fait peut-être des sauts de carpe magnifiques mais il reste un crétin absolu et infâme.
Après avoir reçu les premiers soins (suture, drainage car décollement sous-cutané, pansement..), il a tenu à revenir dans l'arène, contre l'avis du corps médical, pour tuer un toro qui passait pas là. Le sixième de l'après-midi.

Je me demande si le terme "décadente" appliqué à une société qui célèbre de telles ordures n'est pas trop mesuré ?

samedi 31 mai 2008

Ofir Drori, t'es vraiment un crack !





Ofir Drori, quand il veut traverser une rue, il a plutôt intérêt avant à regarder précautionneusement vers sa droite et vers sa gauche.
Le nombre de personnes qui seraient soulagées qu'il ait un accident bête (ou qu'il ramasse une balle perdue) est élevé.

Ofir Drori est fort, très fort. Ofir Drori est magistral, sympa, solide.
J'ai appris son existence en visitant le blog de Michelle. Un article tiré de l'hebdo Le Point parlait de cet homme hors du commun qui a créé, en décembre 2002 au Cameroun, une association dénommée LAGA (Last Great Apes organisation), à savoir, l'Organisation pour la Défense des Derniers Grands Gorilles.

Ofir Drori est israélien. Baroudeur invétéré, il a posé ses maigres bagages à Yaoundé pour s'engager dans la défense des grands singes (Gorilles, chimpanzés) d'une façon originale et percutante (et dangereuse).

Faisant le constat, partagé par beaucoup, que l'insuffisance des moyens financiers et matériels, humains (en cadres techniques, en rangers), la corruption, font que les mesures législatives pourtant très protectrices n'empêchent pas le braconnage et le trafic à grande échelle, il s'est décidé à faire appliquer la loi et les sanctions qu'elle prévoit.

Il a ainsi constitué une équipe d'une douzaine de personnes. Enquêteurs, juristes, chargés en communication sont à l'affût de tous les réseaux, même des plus modestes, de trafiquants.
Ils tendent des pièges en se faisant passer pour des acheteurs d'ivoire, conduisent des infiltrations, vont perquisitionner accompagnés de policiers intègres dans des maisons où ils trouvent des congélateurs remplis de viande de gorille, interpellent lors de flagrants délits, vérifient que les braconniers ont bien été incarcérés et non relaxés à la suite de versements de pots-de-vin, assistent les magistrats camerounais dans le déroulement des procédures judiciaires etc.

Rien qu'en 2007, son équipe a mené 210 enquêtes ayant débouché sur 43 procès (suivis, pour 87% d'entre eux, de peines de prison).Parmi les objets saisis : 1220 perroquets gris à l'aéroport de Douala (valeur 800 000 dollars), un hippopotame vivant de 600 kilos en partance pour le Pakistan, plusieurs centaines de kilos d'ivoire, des dizaines de peaux de lion et de panthère, mais aussi des mains et des têtes de gorille, et plusieurs bébés chimpanzés.365 communiqués de presse ont été publiés (ça permet de faire la publicité sur les arrestations et éviter que les dossiers "s'enlisent").

Au Congo comme au Cameroun et dans la plupart des pays africains, la volonté politique de sauvegarder des espèces en voie d'extinction existe mais elle se traduit difficilement sur le terrain.
Même appuyée par des organismes comme la CITES (Convention on International Trade in Endangered Species), les Nations-Unies, de grosses ONG comme l'IFAW, cette volonté peine à remplir ses objectifs.
Le braconnage (peaux, ivoire, viande, spécimens pour les zoos, les cirques) est vigoureux car la demande est soutenue. Les réseaux sont puissants. Internationaux. Les enjeux financiers sont importants. Tu penses bien que ces trafics dégueulasses ramènent beaucoup de fric.
Ofir Drori doit en déranger plus d'une, de ces mafias spéciales.

Le travail d'Ofir Drori complète celui des autres associations qui protègent les habitats naturels, informent, sensibilisent, soutiennent, financent ou gèrent des programmes de conservation, aident l'action des patrouilles anti-braconnage.


Le mieux, c'est que tu ailles sur le site de l'association.C'est en anglais et il y a des images dures parfois. Mais ça vaut le coup, crois-moi. Les rapports d'activité sont à la disposition de chacun.
http://www.laga-enforcement.org/

jeudi 22 mai 2008

Nelson Monfort est un chic type






Après une bonne journée de grève et de manif, bien rincé, au propre comme au figuré, j'ai à peine eu le temps de finir de parcourir le dernier numéro d'Animaux Magazine, le mensuel de la SPA, déposé ce jour dans ma boîte à lettres que de suite, je me suis dit : mon gars, ta journée se termine plutôt cool.
Et comme j'aime partager, j'avais ce qu'il me fallait.


Nelson Monfort, tu connais, je suppose ? Commentateur sportif exubérant, parfaitement bilingue, spécialiste il me semble du patinage artistique et des disciplines athlétiques aux JO et autres compétitions d'envergure.
Et aussi un grand ami des animaux. Pas faux derche comme d'autres, qui ménagent leur notoriété en pratiquant la langue de bois version châtaigniers de Lozère.


Un chic type. L'entretien fait 2 pages. Nelson Monfort réprouve totalement la chasse. Loisir détestable, qu'il dit, maintenu par un lobby puissant jouant des intérêts électoraux.
La corrida ? Insupportable ! Il demande l'abolition pure et dure de cette distraction sadique.A la question de savoir si, dans le cadre de ses obligations professionnelles, on lui demandait de commenter une corrida et quelle serait sa réaction, il répond : " Très clairement non, non et non".
L'expérimentation animale ? Opposant déterminé, il est proche de l 'association Pro Anima, qui travaille à supprimer le recours à ces expériences cruelles et inutiles.

Un chic type je te dis.

dimanche 18 mai 2008

Accident de chasse ... Et ce qui s'ensuit





Je fais le service après-vente.
Cet automne, je t'ai distrait en relatant un nombre impressionnant d'accidents de chasse.
Certains mortels.

Comme celui-là, qui s'était déroulé à Prat-de-Cest, dans l'Aude, dans la garrigue du domaine de Java, première à gauche après le romarin et la farigoulette.
http://taomugaia.canalblog.com/archives/2007/10/07/9220766.html

Comme je sais que c'est ton rêve le plus fou de connaître les prolongements judiciaires de ces bavures cygénétiques, je vais au devant de ton désir, casimir et je fais crépiter l'info en temps réel.

Un retraité avait été tué d'une balle dans la tête par un de ses meilleurs amis, Michel A. qui se dit chasseur très expérimenté (40 ans de carnage).
Le canardeur avait merdé grave. Aucune circonstance atténuante, du genre ricochet ou sanglier blindé.

Il n'avait pas du tout respecté les 2 règles zélémentaires en battue : ne pas changer d'emplacement sans le signaler et toujours procéder à un tir fichant (de haut en bas).
En définitive, il avait fait exactement l'inverse.
Tir réflexe selon une courbe ascendante après avoir abandonné son poste.

Son cas était examiné cette semaine par le Tribunal correctionnel.


Tout ami de la famille qu'il était, il y a des choses qui ne se font pas, n'est-ce pas et il était poursuivi pour homicide involontaire par la veuve et le fils du chasseur cigogné.
Marie-Hélène Vétro, substitut du procureur, réclama deux ans de prison avec sursis. Une sanction qu'elle voulait exemplaire face à un nombre croissant d'accidents.
L'avocat du prévenu déclara qu' il n'y avait pas matière à en rajouter, que bon, d'accord, il y avait eu un malentendu, certes fâcheux pour la santé de la victime, que son client était coupable, c'est entendu, mais qu'il ne fallait pas "faire de ce dossier le procès général des chasseurs".

Tu ne seras pas étonné, mon bon, si je te dis qu'il a été entendu, l'avocat !
Résultat des courses ? Un an avec sursis, permis de tuer suspendu et interdiction de détenir une arme pendant cinq ans.

samedi 17 mai 2008

Corrida : Luis García perd le set. Balle de match pour le toro






Petit, Luis García avait fait le malheur de ses pauvres parents.
Vers 7 ans, à l'âge où un garçon normal joue au docteur avec des copines de classe ou des voisines, il préférait solliciter des camarades pour jouer au bourreau et à la victime.Il insistait toujours, parfois colérique, pour prendre la place du bourreau et son imagination dans le domaine des supplices était telle que très vite, plus personne ne voulu jouer avec lui.

On l'évitait comme la peste.Désespérés, ses vieux se demandaient bien ce qu'il allait advenir de leur gosse plus tard.
Il était né trop tard pour rendre quelques services à la police politique franquiste dans la persécution des militants basques ou anarchistes.Trop jeune pour prêter main forte au régime fasciste des généraux argentins ou à la junte de Pinochet.

Pas assez futé pour devenir matador. Car ses parents avaient évidemment pensé à lui faire embrasser la carrière de toréro, seule souriante perspective d'avenir pour un jeune vicieux.
Mais trop con il était. Il passait un temps interminable à maltraiter de jeunes toros, retardant la mort pour profiter de leur souffrance.
Cependant, les carottes n'étaient pas cuites.En effet, la tauromachie permet à quiconque s'est engagé dans le camp du mal de mettre à profit ses talents sanglants.

Il devint donc banderillero. C'est le valet, l'assistant du matador, son subalterne.
Son boulot, c'est de charcuter l'animal en lui posant des banderilles,
Les banderilles, c'est similaire à des harpons. A l'extrêmité de ces petites lances, il y a une lame très affutée. Un vrai rasoir.Inutile de te préciser qu'avec ce traitement, le toro devient vite fou de douleur et de moins en moins vigoureux.
Tout ça pour dire que Luis García a reçu la monnaie de sa pièce hier jeudi 15 mai dans l'arène de Las Ventas de Madrid.

Il bossait pour le matador Alejandro Talavante quand il s'est fait chopé au niveau du cou par le 6ème toro de l'après-midi.

A faire dresser les cheveux sur la tête ! Ce n'est pas moi qui claironne ça mais le site spécialisé Burladero, en relatant le coup de corne dont a hérité ce soutier du sadisme.

Regarde la photo ! Les commentaires sont superflus, non ?