vendredi 15 août 2008

Corrida : José Miguel Pérez 'Joselillo' a été délesté de 15 kg de bidoche, la sienne !















Cet article est illustré par un dessin réalisé par Anne-Marie


Muscle sartorius
Epine iliaque artéro-supérieure
ligament inguinal
Nerf fémoral
Ligament sacro-tubéral
Arcade crurale

N'en jetez plus ! La benne est pleine ! Yen a marre...Je ne suis pas médecin et j'y connais rien en anatomie inguinale.

Tout ça pour être précis dans la description des blessures infligées par un magnifique toro à José Miguel Pérez 'Joselillo' dans l'arène madrilène de Cenicientos, jeudi 14 août.
Cette méprisable fleur d'égout a été pulvérisée par son 1er toro : coup de corne violent dans l'aine, deux plaies larges comme il faut et profondes comme il se doit (15 et 10 cm) qui a émietté tout ce qui ressemblait à de la bidoche ou de la muqueuse de matador.

Transporté à l'hosto de Móstoles, il pense être obligé de se passer de maillot bain cet été.

jeudi 14 août 2008

Les ravages de la chasse
















Avant le début de la saison de chasse qui sera accompagnée par son cortège funèbre de tirs malencontreux et de gestes incompréhensibles, il est toujours utile de se remémorer les conseils de sécurité délivrés avec de gros froncements de sourcils par les responsables des viandards.

Règles de sécurité à observer:

"Une arme doit toujours être considérée comme chargée.
Quel que soit le type d’arme que vous portez, le canon ne doit jamais être dirigé vers une autre personne, même si elle semble hors de portée.
Avant et après la chasse, votre arme doit toujours être désarmée, basculée ou culasse ouverte et, en voiture, elle doit être transportée déchargée dans son étui. Ne jamais tirer sur la ligne.
Ne jamais passer vos voisins en revue avec votre fusil en joue.
Ne jamais pointer son arme
- vers des maisons ;
- en direction des routes et des chemins ;
- face à n’importe quel obstacle (une haie, une rangée de maïs), pouvant cacher un animal, un autre chasseur ou un promeneur ;
- vers les sols durs et les surfaces gelées où les plombs et les balles peuvent ricocher et provoquer des accidents.
On ne tire jamais à hauteur d’homme et seulement après identification de l’animal."

Exemples concrets pris pendant l'avant-saison, en ce moment donc.

Denain-mardi 08 juillet

Ce jour-là, l'aîné de la famille nettoie le fusil de chasse du père. Mais il ne sait pas que ce dernier a oublié d'enlever une cartouche du canon. Le coup de feu part.Devant lui, de l'autre côté de la table du salon, sont assis son père, le plus jeune fils, âgé de 6 ans, et une fillette, de 10 ans.
le père est grièvement touché à la main et au bras.La famille se demande encore comment cet accident a pu se produire. Le père est habitué à la pratique de la chasse et son fils le plus âgé l'accompagne régulièrement.

Sorigny-lundi 04 août

Un jeune garçon de 11 ans a été tué d'un coup de fusil tiré accidentellement par un camarade âgé de 10 ans. Les deux enfants jouaient dans la maison de la grand-mère de l'un deux, quand ils ont trouvé un fusil (calibre 12) sous un lit. Un coup est parti, atteignant mortellement à la tête la victime, dans des circonstances encore indéterminées.
Les gendarmes ont découvert un second fusil et une boîte de cartouches sous le lit. Une enquête a été ouverte et confiée à la brigade de gendarmerie de Loches car toute la question est de savoir pourquoi cette arme de chasse ne se trouvait plus sur le râtelier mais sous le lit.

Pont-sur-Yonne-mercredi 30 juillet

Il est 22h mercredi, quand un homme tire, apparemment accidentellement, un coup de feu en manipulant un fusil de chasse, alors qu'il se trouve en état d'ébriété. La balle touche une petite fille qui joue à proximité.
Grièvement blessée, cette dernière n'a pu être réanimée malgré l'arrivée rapide des secours. "D'après les premières auditions et les éléments de constatation relevés par les gendarmes, une erreur de manipulation de l'arme serait à l'origine accidentelle du tir".

mercredi 13 août 2008

Corrida : Rafael Rubio 'Rafaelillo' n'a pas digéré le sauté de rognons sauce camarguaise













L'appareil génital masculin est composé, pour l'essentiel, d'une verge et d'un scrotum, lequel contient les testicules.

Aussi bizarrement que cela puisse paraître, les matadors (tueurs, en espagnol) sont des hommes, au moins à ce niveau là. Même s'ils sont déguisés en poupée kitsch, ils sont équipés du strict minimum en la matière.

Prenez Rafael Rubio Rafaelillo, dont on est sûr aujourd'hui qu'il a un pénis.
En effet, dans l'arène de Villanueva del Río Segura (Murcia), dimanche 10 août après-midi, il a dégusté un plus que correct coup de corne dans les burnes qui lui a donné une plaie profonde de 4 cm à la base de son vermicelle.

16 points de suture, qu'il a fallu. Et un drain.



lundi 11 août 2008

Accident de chasse à Sainte-Marie-de-Gosse : Zagreb-Lisieux, c'est un loisir complètement con








Voici les conclusions des investigations engagées par les perdreaux de Saint-Martin-de-Seignanx : il n' y a eu aucun manquement aux règles de sécurité. Aucun.Pas la queue d'un. Peau de balle.

Donc moi j'en déduis que les plombs sortis du flingue vont par ci, par là, au gré du vent léger...

Lui devait se faire chier grave dans la vie, à 71 ans, pour chasser (quoi au fait ?) à 8 heures du mat' ce dimanche 03 août dans les Landes. Il buvait de la bile de boîteux au petit déjeuner ou quoi ?
Il avait quitté le lit douillet de sa piaule d'Angresse pour se rendre à Sainte-Marie-de-Gosse.

Tuer de la bestiole (mais quelle bestiole, la chasse n'était pas ouverte ?), ça urge. Des fois qu'il claque avant en se fraisant dans sa baignoire.

Il a pris un plomb dans l'oeil gauche. Il a fini le week-end à l'hosto de Bayonne.

Corrida : révision gratuite et extensive du train arrière de José Tomás















El Puerto de Santa María (Cádiz), dimanche 10 août. Les âmes faibles et bornées se préparaient à hurler.

Mais était-ce l'orage ou la bénédiction des dieux ? Toujours est-il qu'elles ont assisté non pas à un mano à la mano comme prévu, entre José Tomás et Morante de la Puebla, mais un cul à cul dont le grand gagnant fut le premier nommé.

Sa récompense ? Une révision gratuite et extensive (vérification de 17 points de contrôle) de son fondement avec réparation.
Car le con ténébreux n'a pas pris soin de son luth (attention, référence culturelle).
Le pemier toro l'a chopé façon salle des glaces (en cornet) dans le fion.
Les autorités des arènes n'ont pas retrouvé la boîte noire dans le sable.

Le couillon bousillé a été transporté à la clinique de Los Álamos de Jerez de la Frontera où les toubibs se sont aperçus, en le dépoilant pour l'opérer, qu'il avait mangé non pas un mais deux coups de corne.
D'abord dans le derche, on l'a dit (plaies de 7 et 8 cm) mais ensuite, à la hanche droite, une magnifique blessure de 10 cm, large comme il faut, ourlée, tirant sur le rouge mais assortie au coucher de soleil.

Les drains se portent bien.

dimanche 10 août 2008

Accident de chasse à Miramont-Sensacq. Le sanglier raconte :"un quart d'heure avant sa mort, il était toujours en vie"










Le blog que tu visites en ce moment a reçu le ricochet d'or, récompense qui cherche à encourager les investigations en matière d'accidents de chasse.
En effet, depuis 2 ans, il s'essaie, de façon la plus exhaustive possible, à relever les conditions dans lesquelles les accidents de chasse, mortels ou non, se sont produits afin de redonner aux zanimos victimes de ces machinations cygénétiquement connes, dignité et innocence.

Très honoré, il a en plus bénéficié de la confiance du sous-commandant Bébert, héros lumineux des bosquets et des sillons (cf
taomugaia.canalblog.com/archives/2008/03/04/8187774.html), ce qui en fait désormais l'organe du petit peuple de la campagne en lutte contre les canardeurs de l'aube.

La saison commence pied sur le champignon. A fond les manettes.D'ailleurs, je déconne...Elle n'a même pas commencé, sauf pour le sanglier, qui, le malheureux, fait l'objet de plans de chasse (en battue) bien avant l'ouverture générale des hostilités.

Nous sommes dans les Landes. Le 07 août 2008.Miramont-Sensacq, c'est près de Mont-de-Marsan. C'est une commune au dynamisme indéniable (366,42 habitants en s'y reprenant à deux fois).
Mais laissons la parole à Louis-Désiré*, sanglier de son état, témoin du drame.

-Tel que je te vois, j'ai tout vu mon gars ! Tout ! C'est bien simple, aux environs de 17 heures, j'étais peinard à lire Détective, le numéro de fin juillet, ya un article sur le tueur des cimes, tu sais le mec qui empoisonne les chiens de bergers, déjà 17 toutous morts dans d'atroces souffrances, tu te rends compte, en région de Basse-Maurienne...Et ils sont arrivés.Ouh là...J'ai commencé à foutre le camp en rameutant les copains et la famille.
-C'était où ?
-Dans le bois de Coulomère, à côté des arbres avec des feuilles
-Ouais msieur, ouais msieur, c'est un asquident !
-Lui, c'est le petit Juju**, même s'il fuyait, il a tout vu aussi ...Allez, laisse-nous Juju
-Je disais quoi ? Ah oui, 40 viandards se sont pointés pour nous buter et alors que je commençais à tracer la route, ya un vieux, dans les 60 balais je dirais, qui a tiré en direction d'un champ de maïs.La balle a traversé les vitres d'une voiture garée et a fini son trajet dans le buffet de ce type, Jean-Paul***. Raide canné, il est tombé.
-Il faisait partie de la battue ?
-D'après ce que je sais, pas vraiment mais quand même...Il appartenait au bureau de chasse du coin et il venait voir si tout se goupillait bien car ces bâtards avaient prévu un gueuleton le week-end. Genre fête de village à la mords-moi le jonc...
-On sait qui c'est, le maladroit ?
-Un peu mon neveu. Le flingueur a été gardé par les gendarmes de Geaune avec 2 autres mecs qui étaient à proximité au moment de la cagade. En plus, le responsable de la battue va avoir chaud aux meules, je suppose.
-Merci Jean-Frédéric, et dommage pour la fête hein, elle a été annulée, ambiance plombée...Hin, hin, sans jeu de mots..
-Bin, je croyais que tu m'avais appelé Louis-Désiré pour tromper l'ennemi ?
-C'est vrai mais tu vois, faut pas trop en faire, sinon je vais saturer vite si le rythme se prolonge


* Le prénom a été modifié pour des raisons évidentes
** Puisque je te dis que les prénoms ont été changés
*** Cette fois, c'est le vrai prénom

samedi 9 août 2008

Tourisme 2008 : Millas, sa feria et puis rien, à part la cruauté et la mort













Tu as vu l'affiche ?

Dessinée avec des moignons... Moche comme tout. Tu devines l'inclinaison profonde de son auteur, qui a dû être l'objet de plaisanteries dégueulasses sur son physique pendant toute sa scolarité pour prendre une revanche sur la vie aussi puante.

Alors, c'est la nuit profonde à Millas (Pyrénées-Orientales). Depuis le 07 août. Jusqu'au 10.
Car c'est le 25ème anniversaire de la feria de cette commune de 4000 pélerins au maximum qui insiste sur la valeur indigente et sale de ce "moment hors du temps partagé par tous, un fragment inaliénable de l'identité millassoise."

Beurck. Macérations estivales et forcées. Au détriment du plus faible. Toujours.Ces touristes qui bandent morne au spectacle de bestioles qui crèvent.
Plaisirs flasques et sordides.

Une tumeur de vingt-cinq ans, cette feria.

J'adresse mon plus profond respect aux ami(e)s de la FLAC du 66 qui organiseront, le 10 août, le jour de la novillada (spectacle magique et inoubliable, surtout pour l'animal), un rassemblement, à 15 h 30, au rond-point (celui où est érigée la statue d'un matador, à proximité de la zone d'activité de Los Palaus ) avec banderoles et panneaux informatifs pour protester pacifiquement contre la novillada intégrale (novillada piquée) de 6 taureaux de moins de 3 ans.




vendredi 8 août 2008

Corrida : Julio Pedro Saavedra ou la véridique histoire du rectum et Jerry













Songeur, Jerry referma le livre.
Agacé, aussi.
Ces pages l'avaient impressionné, il aurait bien voulu prolonger l'émotion tranquillement mais l'autre connard arrivait vers lui.

Jerry lisait 'Le yogi et le commissaire' d'Arthur Koestler, recueil de chroniques, de textes et d'articles écrits entre 1940 et 1944.

Les statistiques ne saignent pas; c'est le détail qui compte.

Quelques dizaines de milliers de gens exécutés dans un pays tropical ne nous donnent qu'un malaise modéré.Un gosse de 2 ans oublié dans une voiture en plein soleil bouleverse notre équilibre émotionnel.Un labrador maltraité et jeté par la fenêtre du haut du 3ème étage par son maître complètement bourré fera la UNE des journaux.70 toros conduits dans une arène pour ...

Il y a ceux qui hurlent dans les fourrés et ceux qui passent sur la route.Ils ont des oreilles et n'entendent pas. Ils ont des yeux et ne voient pas.

Le connard s'était approché. Trop approché.
Julio Pedro Saavedra avait décidé de gonfler Jerry, un novillo, un jeune toro, ce jeudi 07 août, en sa propriété d'Aguilafuente (province de Ségovie, Espagne).
Jerry ne pouvait pas blairer ce bouffon, matador de son état, avec un état de conscience proche d'un beignet.

L'occasion était belle.
Hop ! 20 cm de corne effilée dans le cul. La taille d'un couteau à pain.

jeudi 7 août 2008

Chasse : s'ennuyer à tuer parce qu'on ne sait rien faire d'autre








Une caricature. Je vais te causer d'une caricature de la chasse.

Florentine, c'est une femme qui possède pas mal de caractéristiques de l'hystérie.
Tu verras, elle n'a rien gagné au tirage de la vie et encore moins au grattage.

Florentine, elle a 73 balais et depuis son enfance, elle chasse. Comme une acharnée. Elle crèche dans le nord, du côté de Douai.
Les fusils, les gibets, Florentine a toujours connu. La chasse, c'est de famille.
Le quotidien La Voix du Nord nous parle, avec de vrais morceaux d'émotion à la con dans la voix, de cette femme aux joues immaculées et à la chevelure rose (flûte, c'est le contraire...) pour qui "bouger, c'est son truc. D'ailleurs, c'est pour ça qu'elle aime chasser le petit gibier. Même si l'effort est intense".

Florentine, c'est de l'âpre. Du rugueux taillé dans de l'insensiblité.
Quand elle a vu crever un cerf exécuté par son mari, elle se rappelle que "La terre a tremblé quand le cerf s'est effondré. Le maire est venu, il s'est signé. Je me souviens du souffle de cette bête, on aurait dit un moteur. Il ne voulait pas mourir".

Sans blague ? Le cerf ne voulait pas mourir ? Tu déconnes là, Florentine !
Et elle ajoute, des fois que tu aurais des doutes sur son équilibre mental : "Il ne faut pas chasser si on est trop sensible".

Florentine, elle est niaise de profession et coquette : quand elle va semer du trépas, elle met un chapeau et un foulard; mais c'est également par prudence, pour éviter les plombs dans les yeux et dans le cou.

Cette femme pathétique attend, nous dit-on, l'ouverture de la saison avec impatience : "Mon mari m'a offert un nouveau fusil : un Beretta calibre 20 semi-automatique ! Avec ça, le gibier n'a qu'à bien se tenir".

Mais cette crevarde, ne l'oublions pas, reste une femme. Elle collectionne les chouettes, car pour elle, ce sont les symboles de ...la douceur et de l'amour !
L'affreuse, elle a eu des gosses qui ont eu des lardons. Son petit-fils (4 ans) a décidé (mais comment faire autrement, c'est atavique, cette passion du carnage dominical) de suivre la trace baveuse de mémé : "Il tire déjà à la carabine à plombs sur des ballons gonflables".

On est bien barré, tiens, avec ces hébétés de nature, dont le peu de raison s'est déposé il y a longtemps, au fond d'un bidet, où il ne reste qu'une traînée grise...

Bienvenue dans le siècle des pulsions primaires.

mercredi 6 août 2008

Feria de Béziers-1968-2008-40 ans de torture, de nuisances, de saletés, de vomi, de trafic d'alcool et de racket















Août. Béziers.Ville des âmes vulgaires, ville qui pue l'urine, ville aux clameurs alcoolisées, aux convulsions aigres et aux débordements malsains.

Béziers, comme Nîmes, comme Bayonne, comme Pamplona, comme Dax, est une ville tauromachique qui, l'été, profite de la viande saoule et des esprits rassis pour remplir le tiroir-caisse de quelques bandits.
Le fric public, les ressources et dotations municipales sont pompées goulûment pour payer des villas avec vue sur la mer à des piliers, toujours les mêmes, de la charcuterie ludique... Aux effluves de sang.

Car la corrida, mon bon, ma chérie, c'est ça, en plus de la perversité en bermuda.C'est un moyen de ramasser de la caillasse grâce à des amateurs de vinasse tiède, pissant partout au crépuscule, oubliés de la providence et mal dotés en neurones.La tradition, c'est la monnaie poisseuse.

Béziers fêtera dans une poignée de jours le quarantième anniversaire de sa feria de merde.Quarante ans de supplices, quarante ans de malveillance, quarante ans de tourisme gras et fangeux, quarante ans de cadavres humiliés par des ratés.

Contre cette extase avinée et débilitante, il y a de la réaction. Je pense notamment à nos amis du COLBAC (Comité de Liaison Biterrois Anti Corrida) qui organiseront, comme chaque année, une mobilisation.
Ce sera le 15 août, entre 16 heures et 19 heures, en occupant le carrefour giratoire Vincent Badie (c’est là que se croisent la rocade et l’avenue de la Voie Domitienne prolongée par la route de Bessan).
Le rendez-vous est situé vers 15h30 à l’ombre de la pinède du parking du magasin DECATHLON.

Les gueules rances reviendront de la plage pour se rendre aux arènes. La jouissance du pire n'attend pas. Les besogneux du mal seront impatients.

Nota : l’hebdomadaire La semaine de l’Hérault publiera un dossier accablant sur la feria de Béziers. Ce numéro sera en vente dans les kiosques le jeudi 14 août.


mardi 5 août 2008

Dax, ville effondrée moralement au tourisme sanglant
















Troubler la fête abjecte.

Crier sa rage contre la part maudite de l'humanité.

Ce sera à Dax (Landes) le 16 août à partir de 10 heures.

Le CRAC, la SPA , la FLAC , l´Association Stéphane Lamart, la SNDA, PETA, la commission de la protection animale de la France en action appellent tous les gens de coeur qui exigent l'abolition de la corrida à venir se rassembler devant les arènes de cette ville sanglante.

Ils seront rejoints par la doyenne (98 ans) des comédiennes françaises, Paulette Dubost (Hôtel du Nord, de M.Carné...) qui représentera l'ensemble des comédiens qui s'indignent contre la corrida. Beaucoup d'entre eux sont signataires du manifeste du CRAC.

lundi 4 août 2008

Ces yeux et cette douleur déchirante que les tyrans n'aiment pas voir




















Regarde bien cette affiche.

Nos amis espagnols de l'association PACMA (Partido Antitorino Contra el Maltrato Animal -http://www.pacma.es) appelaient hier, dimanche 03 août, à un rassemblement devant l'Escurial (Communauté de Madrid) pour protester contre l'organisation d'une becerrada (corrida pour débutants avec de jeunes veaux).

Regarde bien cette affiche et garde en mémoire les réactions des proches, amis, conseillers de Michelito, ce vicieux en culotte courte, qui a été empêché par un arrêté municipal puis préfectoral de s'exhiber à Fontvieille puis à Arles tout récemment.

C'est d'abord le gosse qui chouine : "C'est comme si on demandait à un enfant qui fait du foot de ne pas jouer."

Ensuite, Isabelle Brèthes, présidente de l'école taurine d'Hagetmau, qui assène :"
A 8 ans, quand certains tapent dans un ballon, lui jouait avec des petits veaux de 3 à 6 mois."

Puis André Viard, le taulier de Terres Taurines et de l'Observatoire des cultures connes et cruelles
:"Pour le moment, il joue avec des veaux"..."C'est une activité sportive comme les autres."

Michel Lagravère, le père du chiard pervers, devant les arènes de Sonnailler, interdites d'accès : "C'est comme quand des petits s'entraînent au football."

As-tu bien examiné cette affiche ? Si oui, dis-moi donc, toi qui me lis : As-tu déjà vu un ballon de foot avec ces yeux emplis de terreur ?
As-tu déjà vu un ballon de foot pleurer de douleur, l'échine en sang, les tempes en feu, le souffle court qui annonce les râles ?
As-tu déjà vu un ballon de foot qui tétait sa mère il y a encore peu de temps et qui va crever sur du sable ocre pour satisfaire les pulsions de lépreux affectifs ?



dimanche 3 août 2008

Corrida : pour ses problèmes intestinaux, José María Muñiz a pris une infusion de corne












José María Muñiz n'est pas grand chose. Mais ce n'est pas une raison pour lui interdire d'avoir 2 trous de balle.

José, il est torilero. C'est un employé dont le job consiste à ouvrir et fermer les portes du toril, cette pièce où sont enfermés les toros avant d'être jetés dans le ruedo (l'arène) pour le massacre.
C'est vraiment un boulot con et méchant. Tu n'auras jamais les honneurs, tu ne seras pas célébré comme le matador et pourtant tu envoies des bestioles à la torture festive.

C'est pas juste !Samedi 02 août, c'est la feria de La Peregrina, à Pontevedra. Pour réparer cette injustice et lui donner l'occasion d'avoir son nom dans le journal, comme les vedettes, le 5ème toro de l'élevage El Torreón s'est débrouiller pour lui distribuer des vaillants coups de corne.
Le toro a ainsi profité de la maladresse d'un autre employé qui a ouvert la porte donnant accès à l'arène (photo) dans laquelle il souffrait déjà alors que le José était, lui, dans le toril en train de glander.

Tu penses bien que l'animal a de suite considéré que c'était plus fastoche et plus sympa de se taper cet abruti coincé et désarmé dans son couloir.



Résultat des courses ? Deux trajectoires dans la face interne de la cuisse gauche. La première a suivi le dénivelé du rectum, la deuxième s'est dirigée vers les adducteurs.





samedi 2 août 2008

En défense de la cause animale




















Et si on respirait un peu ?

Profiter du moment qui vient...

Oui, c'est la première fois que ce blog a 2 ans.
En principe, si je ne passe pas sous un TGV d'ici-là, à la même date l'année prochaine, ça fera 3 ans de bons et loyaux services.

Le blog que tu visites, estimable lecteur, sublime lectrice, est le lardon d'un blog originel qui a été zigouillé par les viandards et autres puants piégeurs et veneurs.
Hébergé au début par Le Monde, il a fait chier les cons et les fumiers, sans ménagement. Il a été censuré puis désactivé, à la suite de plaintes.

Mais le blog avait deviné le cours des évènements et avait déménagé ailleurs, pour ne plus être à la merci de modérateurs lâches et sensibles aux vitupérations des chasseurs et aficionados.
Comme le phénix, il s'est dit : "Faut pas se gratter, je vais revivre, ça le fait, zyva".
Aujourd'hui, sous ses diverses formes, il batifole à son aise tout en étant vigoureux.

Dupliqué sur quelques plateformes d'hébergement sûres (pour l'instant), il accueille, au quotidien, en période de basses eaux, 520 visiteurs uniques.
Quand ça flambe, il tape dans les 800. En nombre de pages lues, il faut multiplier les chiffres de base par 1,8.
Pourquoi pas 2 ou 1 ? Je ne sais pas...Ce sont les mystères bloguesques.

Ces 2 piges, c'est à vous que je les dois.
Celles et ceux qui sont là depuis le commencement, celles et ceux qui sont venu(e)s et reparti(e)s, parfois fâché(e)s. Celles et ceux qui ont pris le blog en marche.

Merci.

A l'approche d'une nouvelle et toujours consternante campagne de chasse, qui apportera son lot d'accidents costauds, velus et rigolos, en pleine saison tauromachique, rouge du sang innocent versé dans les arènes, alors que l'animal reste (et le vivant en général) aux yeux de nos contemporains, un objet réduit à une machine à produire des protéines, des distractions, des vêtements, quand les expériences conduites dans les labos révèlent notre folie, il est plus que jamais utile de méditer les propos d'Elisabeth de Fontenay ("Sans offenser le genre humain"-Albin Michel. 220p) :

"Aujourd'hui, ce n'est plus seulement la mort qui constitue pour l'animal la plus atroce atteinte, mais l'emmurement de son pauvre corps, de sa pauvre vie, dans l'abstraction terrifiante de l'animalerie et de la salle d'expérimentation, ou dans l'espace concentrationnaire de l'élevage en batterie."

vendredi 1 août 2008

L'économie d'abord et s'il reste un peu de temps à perdre, le bien-être animal ensuite











Et après, tu diras que je ne pense pas à toi !

A peine rentré du taf, j'ai sorti le tout dernier numéro de L' Écologiste (numéro 26-été 2008) de la boîte aux lettres, je l'ai feuilleté pour le découvrir et de suite, je me suis dit : " Cet article, je dois le partager avec les potes et les potesses du blog".

En page 6, on peut lire sur 2 pages un bilan effectué par Marite Morales, vice-présidente de One Voice, sur ce que l'on a appelé le Grenelle de l'animal, c'est à dire plus exactement les rencontres Animal et Société présidées par Michel Barnier.

En illustration, un gentil lapin, pour rappeler qu'il y a actuellement une campagne menée par L214 et la SPA contre l'élevage de lapins en batterie.
D'ailleurs, le CLIPP (Comité lapin interprofessionnel pour la promotion des produits) s'est fait tailler un short par la justice il y a peu en demandant des dommages et intérêts à ces 2 associations pour réparer un préjudice économique.

Je ne vais pas de balancer tout l'article. Ce ne serait pas correct déjà et ça ne t'incitera pas à acheter (et à t'abonner, pourquoi pas, ensuite) ce magazine qui, je ne voudrais pas dire du mal, est vraiment chouette.
Voici quelques extraits.

« De mai à juin 2008, trois groupes de réflexion portant sur le statut de l'animal, l'animal dans la ville et l'animal dans les activités économiques, ont été mis en place par le gouvernement avec un encadrement strict : la marge de manœuvre était inexistante.

Le socle du rapport Barnier du 08 juillet est ainsi que le 'bien-être' animal doit être conciliable avec le patrimoine culturel et religieux ainsi que le développement économique. Mais c'est justement là que prennent racine l'exploitation animale et le 'mal-être' des animaux.


Les questions telles que celles du foie gras, de la tauromachie, des abattages rituels et même de l'élevage industriel ne peuvent donc pas être vraiment traitées.

[...] Les 'animaux utilisés en expérimentation' ? Il est admis d'office qu'il existe des animaux dont la nature est d'être 'utilisés en expérimentation'.
La question de l'expérimentation est ainsi écartée.
La France, c'est vrai, bat le record européen annuel du nombre d'animaux utilisés dans les laboratoires : 2 325 298 en 2004, sur un total officiel de l'Europe à 25 de 12,1 millions d'animaux dont environ 53% de souris, 19% de rats, 15% d'animaux à sang froid, 5% de cobayes et lapins, 5% d'oiseaux, 1% d'artiodactyles (c'est à dire les ruminants, les porcs) et 0,1% de singes.
Pourtant dans ces laboratoires, on inflige aux animaux des actes qui seraient des maltraitances s'ils étaient exercés dans nos maisons.

[…] Les améliorations en faveur des animaux répondent toujours aux critères de rendement économique.
Tant que la valeur intrinsèque de l’animal n’est pas reconnue, on veut bien produire des lois ou des guides de bonnes pratiques pour le bien-être animal. »